jeudi 9 juillet 2015

REMISE EN CAUSE DES APL : LES PROFESSIONNELS DE LA COLOCATION DÉNONCENT UNE MAUVAISE OPTION GOUVERNEMENTALE

Le gouvernement français vient d’annoncer vouloir mettre en œuvre une politique drastique en matière d’aides au logement, notamment en remettant en cause les APL. L’ensemble des aides (APL, ALS et ALF) représentaient déjà 17,4 milliards d’euros versés par l’État en 2013, bénéficiant à près de 6,5 millions de foyers. S’il est vrai qu’elles peuvent contribuer à la tension du marché de la location, elles sont néanmoins vitales pour les faibles revenus.
Il y a trois mois, un sondage a été mené auprès de ses membres sur ce sujet. À la question « Sans APL, pourriez-vous continuer à vous loger ? », ils étaient 59,23 % à répondre « non », soit 6 personnes sur 10 qui déclaraient dépendre des APL.
« Le ministre des Finances a récemment déclaré que les étudiants ne seraient pas touchés par ce dispositif. Mais ils ne sont pas les seuls à être concernés : aujourd’hui, plus de 54 % de nos membres sont de jeunes actifs. À la lumière des résultats de notre sondage, il y a de quoi s’alarmer. ».
Si la majorité des colocataires dépendent des APL pour payer leur loyer, les en priver risquerait de les plonger dans une situation difficile. Le sondage d’Appartager.com avait en effet révélé que sans ces aides, les alternatives étaient le plus souvent au détriment de leur confort.
« Devenir dépendant de ses parents ou de ses amis n’est pas une solution acceptable. Contraindre les populations défavorisées à l’inconfort ou à des alternatives plus graves l’est encore moins. Le mal-logement doit être combattu. Et supprimer les APL aux personnes qui en dépendent ne va pas en ce sens. »
Source : DirectGestion